Les ailes diaphanes d'un beau bleu pâle s'ouvraient et se fermaient lentement, comme si le ciel entier avait décidé de s'incarner dans ce petit animal. Des moutonnements blanc ornaient la frange des ailes et chose étrange, le corps de l'insecte était lui-même blanc et légèrement transparent.
La tête entre les mains, battant de l'air avec ses jambes au même rythme que le papillon, Piou observait avec émerveillement l'insecte se sécher les ailes. Après de longues secondes de contemplation, elle en était parvenue à la conclusion qu'il ne pouvait être qu'un émissaire d'Ashaya. Certes, dans les légendes ils disent que ce sont plutôt les chats ailés, mais Piou ne voyait pas pourquoi ça ne pourrait pas etre également des papillons blancs et bleus. Elle était dévorée par l'envie de dire à sa maman qu'elle avait découvert une nouvelle sorte d'émissaire, mais Elina n'était pas ici...
Le regard de Piou se fit absent. Gaby était très gentil, il l'avait toujours été. La reine était gentille aussi... mais elle ne voulait pas jouer avec elle. Elle ne s'occupait pas de Piou, et elle lui avait même dit d'arrêter de courir partout. Heureusement qu'il y avait ce papillon, parce que sinon elle s'ennuyerait beaucoup.
Piou avança tout doucement son doigt du papillon. Elina lui avait toujours dit que les papillons étaient comme les flocons de neige : si on les touchait, ils mouraient. Pourtant ces ailes étaient si belles... elles devaient être si douces ! Quel malheur de ne pas pouvoir les toucher rien qu'une fois...
Soudain, alors qu'elle pensait pouvoir au moins faire grimper l'animal sur son doigt, une chausse de cuir beige vint s'écraser brutalement sur le papillon et l'écrabouilla consciencieusement.
Piou se dressa sur ses pieds, horrifiée.
« Mais qu'est ce que tu fais !? Tu as tué le papillon ! »
Elle était face à un jeune garçon d'environ 12 ans, affreux, comme ils l'étaient tous ici : ses sourcils étaient rasés, remplacés par de fines lignes de bijoux colorés, incrustés dans sa peau. Il était accompagné d'un autre garçon qui devait avoir l'âge de Piou, plus jeune, dont le visage était intact. Les deux garçons avaient un vague air de ressemblance que les sourcils-bijoux du plus vieux venaient casser assez remarquablement.
Tous deux restaient impassibles, et quand le plus âgé eu fini de s'assurer qu'il avait bien tué l'insecte, ils firent mine de repartir.
Mais Piou n'en avait pas décidé ainsi : folle de rage, elle les suivi en les insultant avec tous les gros mots qu'elle avait pu apprendre pendant sa courte existence -et cela représentait un paquet de vocabulaire-.
« EYH ! Tu m'écoutes?! Tui n'es qu'un batard de phoque des plages! Ta mère t'a fait avec une pieuvre! Tu va payer ! »
Elle se jeta sur le plus vieux en le bourrant de coups de poings en criant, et rapidement les larmes lui vinrent aux yeux, car les jeunes continuaient d'avancer, le plus jeune se retenant carrément de sourire.
Enfin, Piou vaincue par ses propres larmes s'arrêta sur le chemin herbu en sanglotant.
« Le pauvre papillon... il ne t'avait rien fait ! Pourquoi tu l'as tué! Oh, pauvre papillon...! »
Elle ferma les yeux en se berçant de ses propres bras. Elina lui manquait tellement ! Elle voulait sa mère, mais elle était loin, où était-elle?
Ses hoquets n'avaient toujours pas cessé quand elle senti une main chaude se poser sur son épaule. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle découvrit le visage de Sourcils-bijoux, qui lui souriait largement.
La tête entre les mains, battant de l'air avec ses jambes au même rythme que le papillon, Piou observait avec émerveillement l'insecte se sécher les ailes. Après de longues secondes de contemplation, elle en était parvenue à la conclusion qu'il ne pouvait être qu'un émissaire d'Ashaya. Certes, dans les légendes ils disent que ce sont plutôt les chats ailés, mais Piou ne voyait pas pourquoi ça ne pourrait pas etre également des papillons blancs et bleus. Elle était dévorée par l'envie de dire à sa maman qu'elle avait découvert une nouvelle sorte d'émissaire, mais Elina n'était pas ici...
Le regard de Piou se fit absent. Gaby était très gentil, il l'avait toujours été. La reine était gentille aussi... mais elle ne voulait pas jouer avec elle. Elle ne s'occupait pas de Piou, et elle lui avait même dit d'arrêter de courir partout. Heureusement qu'il y avait ce papillon, parce que sinon elle s'ennuyerait beaucoup.
Piou avança tout doucement son doigt du papillon. Elina lui avait toujours dit que les papillons étaient comme les flocons de neige : si on les touchait, ils mouraient. Pourtant ces ailes étaient si belles... elles devaient être si douces ! Quel malheur de ne pas pouvoir les toucher rien qu'une fois...
Soudain, alors qu'elle pensait pouvoir au moins faire grimper l'animal sur son doigt, une chausse de cuir beige vint s'écraser brutalement sur le papillon et l'écrabouilla consciencieusement.
Piou se dressa sur ses pieds, horrifiée.
« Mais qu'est ce que tu fais !? Tu as tué le papillon ! »
Elle était face à un jeune garçon d'environ 12 ans, affreux, comme ils l'étaient tous ici : ses sourcils étaient rasés, remplacés par de fines lignes de bijoux colorés, incrustés dans sa peau. Il était accompagné d'un autre garçon qui devait avoir l'âge de Piou, plus jeune, dont le visage était intact. Les deux garçons avaient un vague air de ressemblance que les sourcils-bijoux du plus vieux venaient casser assez remarquablement.
Tous deux restaient impassibles, et quand le plus âgé eu fini de s'assurer qu'il avait bien tué l'insecte, ils firent mine de repartir.
Mais Piou n'en avait pas décidé ainsi : folle de rage, elle les suivi en les insultant avec tous les gros mots qu'elle avait pu apprendre pendant sa courte existence -et cela représentait un paquet de vocabulaire-.
« EYH ! Tu m'écoutes?! Tui n'es qu'un batard de phoque des plages! Ta mère t'a fait avec une pieuvre! Tu va payer ! »
Elle se jeta sur le plus vieux en le bourrant de coups de poings en criant, et rapidement les larmes lui vinrent aux yeux, car les jeunes continuaient d'avancer, le plus jeune se retenant carrément de sourire.
Enfin, Piou vaincue par ses propres larmes s'arrêta sur le chemin herbu en sanglotant.
« Le pauvre papillon... il ne t'avait rien fait ! Pourquoi tu l'as tué! Oh, pauvre papillon...! »
Elle ferma les yeux en se berçant de ses propres bras. Elina lui manquait tellement ! Elle voulait sa mère, mais elle était loin, où était-elle?
Ses hoquets n'avaient toujours pas cessé quand elle senti une main chaude se poser sur son épaule. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle découvrit le visage de Sourcils-bijoux, qui lui souriait largement.
Hier soir au restaurant il y avait des milliers de papillons blanc dans l'air, en particulier autours des sources de lumière (dehors surtout, mais aussi un peu dedans). C'était magnifique !
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