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Ce blog et l'histoire sont migrés vers ici :
http://meianki.free.fr/mellis-melau/
Vous bénéficierez de la possibilité de lire l'histoire dans le bon sens. Nous continuerons à écrire ici un temps, mais uniquement pour ne pas vous dépayser trop vite.
Merci à Meianki pour la réalisation du site.
Enjoy !
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dimanche 25 octobre 2009
Kech'er se réveillait ...
Publié par
Liam Fawkes
à
17:44
Kech'er se réveillait à présent. Sa conscience divine reprenait doucement de sa vigueur alors que son omniscience lui revenait peu à peu . Un par un, ses sens divins s'imposèrent à lui, et le réveil du Dieu, pourtant quasi-instantané à son échelle, prenait, à l'échelle de Gaïala, des semaines entières. Un doute le traversa alors que les minuscules consciences humaines et leur pensées finissaient par lui parvenir. Leur calendrier avait atteint une date qu'Il pensait devoir arriver dans plusieurs siècles seulement et ce qui se rapprocha le plus du sentiment de peur humain se trouva confirmé quelques instants plus tard alors qu'Il consulta l'état de ses Puissants Alliés au sein du camp du Chaos. Aucun d'entre eux n'étaient en Etat d'Eveil, la seule phase du cycle des Dieux qui leur permettait d'avoir une quelconque action sur l'Humanité. Il consulta ensuite grâce à ses pouvoirs l'état de ses ennemis du Camp de l'Ordre et remarqua que la plupart d'entre eux était pleinement Eveillés, notamment sa soeur Ashaya, qui s'était joué de lui d'une manière qu'il ignorait encore.
Avec regret il constata qu'un de ses membres était passé du côté de l'Ordre pendant son sommeil et se maudit (ce qu'il trouva lui-même assez ironique pour une divinité) du fait que les Dieux soient soumis aux même règles que les humains.
Il était maintenant parfaitement conscient et sa capacité à entendre les âmes mortelles était totale. Le bruit, sourd, des milliers de créatures pensantes du Monde de Gaïala le fit frissoner de plaisir. Cette intrusion aurait pu sembler désagréable à n'importe quel humain, pour autant c'était la raison de vivre des Dieux. Ecouter et Répondre. Dans la mesure du possible évidemment. Les lois divines étaient telles que les Dieux ne pouvaient pas influer directement sur les êtres, mais seulement les guider, leur montrer le chemin. Pour lui, c'était celui de la Liberté.
Il choisit de se concentrer sur ses fidèles émissaires gaïaliens, ceux qui résidaient sur l'Ile D'Or. Ces créatures avaient compris sa conception de la Liberté et le servaient depuis presque la création de leur monde. Ce groupe de personnes hétéroclites, bien que peu nombreux et aux moeurs très différentes des autres êtres, lui était entièrement dévoué, et c'était un grand atout pour le Dieu car par leurs actes, ils exécutaient virtuellement toutes ses volontés, notamment grâce à la connexion particulière que le Dieu avait avec son Grand Prêtre. Ce lien était si intense que l'aura divine était communiquée au simple mortel, imposant respect et écoute à tous ceux à qui il s'adressait.
Cependant, le sommeil du Dieu avait gravement endommagé les capacités prophétiques du mortel, il pouvait le ressentir. Ashaya en était en partie responsable. Elle avait efficacement profité de l'absence du Dieu du Chaos pour brouiller la vision de ses protégés, leur faisant amener de faux émissaires sur l'Ile d'Or. Des Emissaires d'Ashaya !
Il devait accorder à sa divine soeur un certain talent de stratège. Il ne savait pas exactement comment elle s'y était prise, mais le retard dans l'Eveil du Dieu de la Liberté lui avait conféré une avance non négligeable dans sa tâche de l'Ordre. Mais Kech'er n'était pas à court d'idées. Au contraire, ce handicap ne le motivait que d'avantage.
Il commença par réveiller tous ses Alliés du Chaos, un à un, et leur esprit se connectèrent peu à peu au sien.
Le Jeu pouvait enfin débuter.
samedi 10 octobre 2009
Ils étaient aux...
Publié par
Melmelboo
à
18:53
Ils étaient aux pieds de la palissade et rien ne semblait avoir bougé depuis le moment où elle avait aidé l'homme à se lever pour la suivre. Elle jeta un rapide coup d'œil à Arthus, il était livide et sa bouche se tordait en un rictus de douleur mais il avait cessé de gémir après qu'elle l'ai menacé de l'abandonner.
"Le calme avant la tempête" songea-t-elle.
Le poids de l'homme sur son épaule commençait à la faire souffrir. Elina se dégagea sans douceur, provoquant une plainte à peine audible de la part du blessé qui s'adossa à la palissade du mieux qu'il pu.
Dans d'autres circonstances elle aurait été prise de pitié pour l'homme qui l'accompagnait, mais elle n'en avait plus la force. De toute manière il n'en avait éprouvé aucune envers elle dans la forêt quand il l'avait dépouillé de son bien le plus précieux. Elle frotta son épaule endolori et s'éloigna chercher l'entrée sans plus un regard pour Arthus.
Elina ne mis pas longtemps à atteindre l'entrée des fortifications. Le silence qui régnait dans ces lieux était étrange, presque irréel.
"Ohé !" Sa gorge était sèche et lui faisait mal.
"Ya quelqu'un ?" Ses cris ressemblaient plus aux plaintes d'une enfant geignarde qu'aux injonction d'une adulte.
"Ouvrez moi, je vous en prie !"
Elle frappa de ses poings contre les deux battants qui s'obstinaient à rester clos. Elina sentait la vie de l'autre coté, elle pouvait imaginer les corps prostrés dans l'attente que ses cris cessent. Elle entendait les bruits furtifs de leur vie silencieuse. Mais rien. Découragée, elle se résigna à faire demi tours.
"Attend !"
L'homme qui l'interpelait devait être perché sur une échelle car il était visible malgré la palissade. Il était vêtu d'une simple bure rouge et la capuche relevée ne laissait pas voir son visage.
"Tu es femme, aussi te laissons nous la vie sauve. Retourne d'où tu viens et emporte ton imprudent. Peut-être retiendra-t-il la leçon qui aura couté la vie de ses compagnons : quiconque défie les enfants de Kech'er se voit transpercé en retour."
La jeune femme avait soif et ses pensées étaient de plus en plus désordonnées. Il fallait qu'elle se concentre sur chacun de ses gestes pour avoir une chance de survivre. Pour rejoindre l'homme qui dépendait d'elle maintenant.
"Ashaya..." Ses prières n'étaient que murmures dans l'immensité du désert de pierres. Elles se heurtaient à la palissade que la jeune femme longeait maintenant en sens inverse.
dimanche 4 octobre 2009
Elina sursauta...
Publié par
Ellis Lynen
à
19:45
Elina sursauta et se recula. Une bouffée de colère la submergea, lui donnant des idées folles sur ce qu'elle pourrait infliger à cet homme qui avait servi d'exutoire à sa peine et sa haine pendant cette dernière semaine de torture physique. Elle pourrait le bourrer de coups de pieds... ou bien le frapper. Mais la colère d'Elina retomba bien vite, car elle ne pourrait rien faire de pire que ce qu'il endurait déjà...Ah ! Que n'était-il misérable, ainsi étalé sur le sol avec cette hampe de flèche brisée dans le flanc! Il n'avait eu que ce qu'il méritait, il mourrait là comme le chien qu'il était!
Les yeux d'Elina se mirent à fouiller le corps de l'homme des yeux. Elle se souvint brusquement de son nom, qui lui échappait depuis quelques jours... Arthus. Mais une autre priorité que la vengeance s'imposait dans son esprit: si seulement il avait eu une gourde ! Elle pourrait soulager la soif qui lui brûlait la gorge de milles traits brûlants depuis l'aube. Mais il ne semblait rien porter d'autre que ses vêtements déchirés et imbibés de sang, et les cadavres alentours ne valaient pas beaucoup mieux. La mort environnante ne la rebutait même pas, tant sa fatigue écrasait ses sentiments. Elle analysait tout froidement : le massacre avait dû être perpétré quelques heures plus tôt seulement, car les mouches commençaient à peine à venir se poser sur les plaies béantes et encore humides. Ici, un cheval gisait, la bouche béante et les yeux révulsés en une ironique parodie de ces humains qui ne respireraient jamais plus. Elle fouilla quelques sacs qui trainaient, éventrés et déjà visiblement fouillés. Pas une trace d'eau; c'était apparemment la denrée la plus riche que ces bougres transportaient, ou bien ... le seul salut des survivants.
Le brigand poussa encore un râle, odieux aux oreilles d'Elina qui fit une grimace, fendant sa lèvre. Ce grognement lui rappelait que cet Arthus était toujours mourant et même si elle ne le portait pas dans son coeur, son agonie restait affreuse à contempler.
Elle s'approcha de nouveau, hésitante, ne sachant que faire. L'homme tendit vers elle une main tremblante en murmurant « ma dame...de l'eau... » d'une voix rendue rocailleuse par la soif. Son geste permit à Elina d'entrapercevoir son propre médaillon, qu'il osait porter à son cou! Elle se pencha vers lui, attrapa la chaine d'un mouvement vif et la lui arracha, provoquant un geignement pathétique.
La peau moite de sueur d'Arthus avait collé la poussière sur ses traits, et ses yeux papillonnaient pour chasser les larmes que la douleur des rayons du soleil infligeait à sa vue. Ses lèvres semblaient encore plus sèches que celles d'Elina. L'homme souffrait de sa blessure, mais elle était loin d'être fatale. La flèche était enfoncée dans son flanc gauche et il avait saigné raisonnablement mais il semblait loin d'en mourir: la soif s'en chargerait.
Le regard d'Elina erra alentour et s'accrocha sur le disque brillant, réveillant sa curiosité. Elle fit mine de s'en approcher, mais Arthus tendit soudain la main en un sursaut pour tenter de l'attraper, échouant lamentablement. Le mouvement voué à l'échec sembla en revanche avoir ravivé sa douleur, car il se tordit derechef en hurlant. Elina ramena calmement une de ses longues mèches collées derrière son oreille. Elle avait pris une décision. Cet homme lui avait laissé la vie sans son bien, elle en ferait de même.
Elle se saisit du disque de métal et le rangea dans sa besace, sous ses vêtements sales de tous ces jours de voyage. Puis elle agrippa sous le bras du côté valide l'homme toujours hurlant, le faisant asseoir puis se mettre debout avec force cris. Lorsqu'il tint enfin appuyé sur l'épaule d'Elina, tremblant et suant à grosses gouttes à la limite de la conscience, ils entreprirent quelques pas lents et difficiles vers la silhouette de la palissade maintenant distincte. Elina sourit à travers ses mèches folles. Au point où elle en était, cet homme désormais à sa solde ne serait pas de trop.
vendredi 2 octobre 2009
Sa langue passait ...
Publié par
Liam Fawkes
à
22:29
Sa langue passait sans arrêt sur ses lèvres pulpeuses mais desséchées, essayant de réhydrater une zone de son corps qui lui indiquait sans arrêt la situation d'urgence dans laquelle elle se trouvait.
L'eau se faisait rare désormais, et c'était encore un écueil qu'Elina avait omis d'envisager avant cette excursion. Serait-ce la dernière erreur qu'elle commettrait ? Elle le redoutait. Le rationnement de son eau lui avait déjà permis de tenir de nombreux jours supplémentaires alors que la soif la tiraillait déjà, mais désormais, ses heures lui étaient désespérément comptées.
Alors qu'elle avait terminé la traversée de la Forêt Frontière, elle avait ressentit le changement de climat, qui s'était fait plus rude, plus sec, et la marche moins aisée. Un jour à peine avait passé alors qu'elle laissait la lisière de l'immense forêt derrière elle, et l'ombre apaisante des feuillages avait laissé place à un soleil implacable et asséchant.
Les trois jours suivant, elle avait réussi à survivre grâce aux quelques baies et à l'eau qui lui restait mais les premiers effets de la chaleur combinée à la fatigue l'avait grandement affectée et ses côtes saillantes en était la preuve s'il en fallait.
Celà faisait maintenant cinq jours qu'elle errait au sein d'un paysage qui oscillait entre désert rocailleux et sols terreux fracturés en polygones de dessications, aux formes aussi variées que les rares nuages qui traversaient le ciel d'un bleu azur. Elle mettait un pied devant l'autre, chacun de ses pas épuisant un peu plus son espoir. Un instant, elle crut que ses yeux lui jouaient un tour lorsqu'elle aperçut un relief qui n'avait rien de naturel, loin devant elle. En se concentrant quelques secondes, elle arriva même à déterminer qu'il s'agissait d'une palissade, qui devait probablement servir de protection de fortune pour un village, où elle pourrait enfin s'abreuver.
Alors qu'elle accéléra le pas, trouvant une force qu'elle n'aurait cru avoir quelques minutes plus tôt, un rayon lumineux vint heurter son oeil droit, l'éblouissant et la déstabilisant pendant quelques instants. Elle chercha l'origine de ce rayon de lumière et, lorsqu'elle la localisa enfin, elle remarqua qu'il provenait d'un petit disque réfléchissant, qui se trouvait à côté d'un ensemble de rochers sombres, qui se détachait nettement au niveau de l'horizon.
En se rapprochant, elle remarqua avec horreur qu'il ne s'agissait en aucun cas de rochers, mais bien de silhouettes, qui gisaient là, et que certains même avaient été fléchés. Elle s'approcha de l'individu le plus proche du disque réfléchissant et détecta un mouvement et un léger râle. Elle retourna l'homme, allongé face contre terre, pour découvrir un visage horriblement familier. Un visage chauve traversé par une large cicatrice.
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